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Affichage des articles dont le libellé est chsct; coronavirus; droit de retrait. Afficher tous les articles
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vendredi 1 mai 2020

★ Triste 1er mai - Décès d'une collègue de l'Ehpad Cousin de Méricourt ★



Nous venons d'apprendre qu'une collègue de l’Ehpad Cousin de Méricourt à Cachan n'a pas survécu après avoir été contaminée par le Covid-19.




La CGT exprime sa plus vive émotion, adresse à sa famille, aux proches et à ses collègues de travail ses sincères condoléances et s’associe pleinement à leur douleur.

Dans ce moment tragique où l’une d’entre nous disparaît saluons l’engagement des personnels du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris.

La CGT a demandé l'ouverture d'une enquête du CHSCT (comité hygiène sécurité et conditions de travail).
Triste 1er mai.

samedi 25 avril 2020

📢 Déclaration de la CGT au CHSCT du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris du 24 avril 2020



Position nationale de la CGT

Alors que le bilan de l'épidémie du Covid-19 atteint en France, à la date du 23 avril, 21 856 morts dont 8 309 en Ehpad, Emmanuel Macron a annoncé un début de déconfinement à partir du 11 mai, accompagné d’une réouverture des écoles, collèges, lycées ainsi que des crèches et, ce, contrairement à l'avis des professionnels de santé.

La réalité de l'intervention présidentielle, c'est aussi, le refus d'un dépistage systématique et massif, et l'aveu, avec un seul masque « grand public » disponible le 11 mai, qu’il n'y aura toujours pas suffisamment de protection pour toutes et tous.

Les annonces ont de quoi surprendre et décevoir les corps médicaux et scientifiques qui ont compétence pour parler des modalités de déconfinement; rien de prévu sur :
  • Le retour à un fonctionnement régulier des services hospitaliers,
  • La disponibilité des gels hydroalcooliques et des masques à l’usage des personnels soignants et étendus à l’ensemble des salariés et de la population,
  • La généralisation des tests,
  • Un système de surveillance épidémiologique opérationnel.
"Il faut être clair. Dans cette situation, il faut mieux être sérieux. Qu'est ce qui prime ? La santé ou la reprise économique ? Nous pensons que c'est la santé et on se fie à ce que disent les scientifiques et les médecins", déclare Philippe Martinez.

Sur les retraites et l'Assurance chômage, "on n'a pas changé d'avis. Soit on tire des enseignements et il faut arrêter de tout casser et il faut renforcer tout ça, soit on dit qu'on prend exemple sur le modèle anglo-saxon et on risque d'autres grosses catastrophes", a assuré Philippe Martinez.

Position de la CGT du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris 

Au cœur de cette pandémie, la CGT est présente aux côtés des agents et de ceux qui sont déjà directement ou indirectement touchés. Nous leur adressons tous nos vœux de rétablissement. Nous les soutenons tous, concrètement par nos interventions. Ils ne doivent pas hésiter à nous saisir en cas de difficulté à faire valoir leurs droits.

Sur le caractère indispensable du CHSCT

La loi de transformation de la fonction publique a prévu de torpiller les CHSCT.

La crise sanitaire majeure que nous vivons vient de donner la preuve que cette instance est indispensable et qu’elle doit être pérennisée dans son cadre actuel parce qu’elle permet une dénonciation de certaines pratiques de l’administration qui vont à l’encontre de la santé et de la sécurité des agents, mais aussi des usagers.

Les membres du CHSCT du Centre d'Action Sociale ont pointé bien avant le 5 mars 2020 (1er CHSCT dédié au Covid-19), la tardiveté de la réunion de l’instance, le manque d’anticipation et le manque de réactivité de la direction pour faire face à la pénurie de masques, de matériel et de produits hydroalcooliques pour les agents en contact avec le public.

Les prises de position dans cette instance ont fait avancer l’amélioration des conditions de travail et de sécurité. La construction d'un point de vue critique sur l'environnement de travail a permis d’éviter des atteintes à la santé des agents. C’est dit.

Le CHSCT du 24 avril 2020

Le plan de reprise d’activité au 11 mai 2020

Ce projet que vous prévoyez de soumettre pour avis le 6 mai au CHSCT relève des compétences du comité technique. Nous demandons que le CT se réunisse a cet effet en présence d’un élu de la Ville de Paris.

Il faudra que ce plan de reprise soit précis avec toutes les garanties de sécurité sanitaire pour les agents.

Nous demandons que tous les personnels amenés à reprendre soient testés et en priorité les services d’aide à domicile.

Cette reprise à partir du 11 mai inquiète les parents d’élèves puisque le gouvernement vient d’annoncer qu’elle se ferait sur la base du volontariat.

Comment se positionnera la direction du CASVP pour les collègues qui décideraient de ne pas mettre leurs enfants à l’école ou en crèche ? L’agent sera t-il maintenu en ASA ?

La position de la CGT n’a pas varié depuis le début de la crise, l'urgence sanitaire doit primer sur toutes les autres, le principe de précaution appliqué partout, il y va de la vie de certains d’entre nous, des membres de notre famille, de nos voisins, des usagers...

Merci de répondre dès maintenant aux inquiétudes des agents :
  1. Les garanties sanitaires seront-elles au RV à partir du 11 mai ?
  2. Les agents amenés à reprendre seront-ils testés ?
  3. Quelle position administrative pour les agents qui ne remettent pas leurs enfants à l’école ?
  4. Les agents attendent une communication claire et nette de la direction sur les congés d’été et sur la possibilité de report des congés posés (acceptés à la DASES, refusés au CASVP !) De telles mesures ne doivent pas être laissées aux échelons d’encadrement intermédiaires dont certains s’illustrent dans cette crise par une série de décisions à l’encontre des droits des personnels et de tout bon sens.
  5. La CGT demande la poursuite au-delà du 11 mai, du paiement des 35€ par jour effectivement travaillé sur site.
  6. A ce jour nous n’avons pas de réponse pour l’attribution de ces 35€ aux élèves infirmiers et autres étudiants présents dans les Ehpad.
Les réponses de la directrice générale adjointe 
lors du CHSCT du 24 avril 2020.

1 La DG nous assure que toutes les dispositions seront prises pour garantir aux agents les meilleures conditions de travail... Le plan de reprise est en cours d'élaboration service par service et activité par activité. Il sera soumis au vote des représentants du personnel avant le 11 mai.

2 Il n'est pas envisagé d'élargir les tests au-delà des Ehpad, le CASVP s'aligne ainsi sur la doctrine du gouvernement, c'est à dire le refus d'un dépistage systématique et massif, sauf dispositions particulières de la maire de Paris.

Et pourtant, à la même heure, le même jour, la maire de Paris annonce dans un communiqué de presse "qu’il faut prévenir les risques de contamination des usagers et des professionnels hospitaliers par la mise en place d’un dépistage plus systématique des patients comme des personnels pour casser les chaînes de contamination." 

Difficile de comprendre la logique de la politique sanitaire du CASVP et de la Ville sur les tests.

3 Si la situation d'accueil d'un enfant est possible, la direction attend l'agent sur son poste de travail le 11/05. S'il n'y a pas de mode de garde possible ou d'accueil à l'école, l'agent sera probablement mis en ASA (autorisation spéciale d'absence). Le CASVP est en attente des instructions de la Ville sur ce point.
Si c'est un choix de l'agent de ne pas mettre son enfant à l'école ou en crèche, il devra poser des congés ou activer son CET.

4 Sur les congés d'été aucune réponse apportée, le CASVP y travaille et nous communiquera sa réponse dans les meilleurs délais. Sur les reports autorisés à la DASES, la direction demande à voir...

5 Sur la demande de poursuite après le 11 mai du versement des 35€ par jour effectivement travaillé sur site, la décision sera prise à la Ville qui ne s'est pas positionnée à ce jour.

6 Pour les élèves qui travaillent en Ehpad et qui sont en convention de stage, il n'y aura pas de versement des 35€. Cette indemnité est versée uniquement aux agents titulaires, stagiaires ou contractuels (quelque soit la durée du contrat). Une injustice de plus...
La direction se déclare prête à contractualiser ceux qui le souhaitent.

jeudi 23 avril 2020

📢 Covid 19 et protection des agents - « Un manque de transparence pesant de la direction du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris »


Nous assistons au terrible revers d’une politique austéritaire qui au fil des années à entraîné des suppressions de postes partout, une baisse continue des moyens alloués aux Ehpad, des économies sur l’essentiel et plus particulièrement sur la sécurité sanitaire des agents qui doivent maintenant faire face au virus avec des armes à moitié vides, des protections fragmentaires et rationnées.

D’un coté, des dépenses pharaoniques dans des systèmes informatique de contrôle des agents, dans des démarches qualité, des labellisations et des évaluations qui s’avèrent « bidon » face à la crise sanitaire.

Un « webmail » préhistorique et des infrastructures téléphoniques antiques qui handicapent le développement du télétravail à un moment où il faut réduire massivement les déplacements pour préserver les soignants et réduire les hospitalisations.

D’un autre coté, les capacités d’auto organisation, l’ingéniosité, la débrouillardise et la conscience professionnelle des agents limitent les dégâts.

Un zig-zag incessant de la direction

Incapable d’anticiper la crise, la direction se réfugie dans le non dit et dans le camouflage.

8, 10, 15, 17, 22 avril 2020 autant de CHSCT téléphonés sans aucune réponse apportée aux questions posées par l’ensemble des organisations syndicales représentatives :
  • Nombre de personnes en arrêt par établissement ?
  • Nombre de suspicions Covid par établissement ?
  • Nombre d'agents infectés par établissement ?
  • Nombre d’agents hospitalisés par établissement ?
  • Effectifs présents sur site détaillés par corps et par établissement ?
  • État détaillé des stocks de matériel de protection par établissement (masques chirurgicaux, FFP2, blouses, gants, gel... ) ?
  • Communication de la provenance et de la composition des matériels réceptionnés ?
A toutes ces questions, la direction nous répond que nous n’avons pas à connaître l’état des stocks des matériels de protection !

Concernant le bilan en Ehpad pas de réponses non plus sur :
  • Nombre de résidents décédés par établissement ?
  • Nombre de résidents infectés et susceptibles de l'être par établissement ?
«Un bilan par établissement n’a pas de sens et créerait de la confusion !»
Mme Benoit directrice générale adjointe, le 22/04/2020 

La faillite d’un système qui positionne l’humain en arrière plan

A peine le déconfinement annoncé, ils recommencent à allumer le feu !

➤ Des cadres déconnants qui en pleine crise demandent à des agents qui gèrent la misère au jour le jour de s’inscrire a des ateliers.
➤ D’autres qui annoncent à des collègues qu’en juillet et en août ils n’auront pas de congés et qu’au maximum ça sera 15 jours en septembre…
➤ D’autres qui bousculent les repos hebdomadaires des soignants, sans leur consentement.
➤ D’autres qui refusent le report de congés...

Quant au comportement de Mme la directrice générale adjointe, la CGT lui rappelle que la mission première du CHSCT, c'est la prévention, c'est l'anticipation sur les événements, la construction d'un point de vue critique sur l'environnement de travail, c'est éviter les atteintes à la santé physique et mentale des agents, c'est la santé humaine au centre de la finalité sociale. C'est de diminuer le risque du Covid-19 pour les salariés qui y font face...

samedi 4 avril 2020

★ Covid-19 et santé au travail - L'Académie de médecine recommande le port généralisé du masque - FFP2 pour les soignants en Ehpad ? - Agents contaminés ou susceptibles de l'être faites une déclaration d'accident de service ★



Communiqué du 3 avril 2020
A la suite, extrait du communiqué 
du 23 mars 2020 
concernant les masques.




Covid-19 et santé au travail
Communiqué de l’Académie nationale de Médecine

3 Avril 2020

L’épidémie à Covid-19 expose de nombreux professionnels au risque de contamination par le virus dans le cadre de leur activité, en particulier le personnel soignant exposé à des patients infectés. Les risques d’exposition concernent aussi d’autres professions, en activité d’accueil ou de guichet (par exemple les employés du secteur de l’alimentation), en contact avec le public dans des espaces confinés (par exemple les conducteurs de bus) et les métiers de la sécurité.

Dans tous les secteurs, la responsabilité des employeurs est de protéger au mieux la santé de leurs employés, notamment en s'enquérant quotidiennement de leur état de santé, en affichant les consignes de prévention et en veillant à leur application : distanciation sociale supérieure à 1 mètre, lavages réguliers des mains avec savon ou solution hydro-alcoolique (selon la fiche « mesures coronavirus » de la DGAFP-SGCMAS-DGT), et en organisant au mieux le travail à domicile.

Dans le contexte de l’épidémie à Covid-19, l’Académie nationale de médecine
recommande que :

1 les professionnels de santé fassent l’objet des mesures prioritaires de renforcement de la prévention de la contamination : mise à disposition systématique de gants, tenues jetables et moyens de désinfection de la peau pour tous les professionnels en contact direct ou indirect avec des personnes potentiellement contaminées. S’agissant des masques, cette mise à disposition doit être hiérarchisée, notamment compte tenu du niveau d’exposition et des facteurs de risque individuels (voir plus bas l’Avis de l’Académie nationale de médecine publié le 23 mars 2020) ;

2 les professionnels en activité quotidienne d’accueil ou de guichet
, notamment dans les magasins vendant des produits alimentaires ou dans les transports en commun, puissent bénéficier de masques et de mesures barrière renforcées vis-à-vis du public, notamment la mise en place d’écrans transparents en plastique ou en verre interposés entre les professionnels et le public, la limitation des contacts entre les produits alimentaires et le public, la décontamination régulière des surfaces de contact manuel des clients et le paiement préférentiel par carte sans contact ;

3 les professionnels de la sûreté et de la sécurité
puissent, dans le cadre du contact avec le public, disposer des moyens nécessaires aux mesures barrières (distance de sécurité, solution hydro-alcoolique, port de masque en cas de contact rapproché) ;

4 les professionnels de santé et les personnels travaillant pour le fonctionnement indispensable du pays (alimentation, transports en commun, sécurité…), qui ont été exposés et ont subi des conséquences graves du fait de Covid-19, soient pris en charge au titre des maladies professionnelles dues à des virus, en analogie avec différents tableaux de maladies professionnelles liées à des agents infectieux (tableaux 80, 76, 56 ou 45). Dans l’attente de la parution de ce tableau de maladie professionnelle, l’Académie nationale de médecine recommande que les cas de maladie liée à une contamination professionnelle puissent être déclarés comme affection imputable au service pour les agents de l’État et des collectivités, en accident du travail pour les autres.

Extraits de l'avis de l'académie de médecine 
du 22 mars 2020 (Masques et Covid-19)

En avril 2009, lors du déclenchement de la pandémie grippale due au virus H1N1, les stocks constitués en France étaient de 1 milliard de masques chirurgicaux (100% du besoin estimé) et de 700 millions de masques FFP2 (80% du besoin estimé). Ces besoins étaient estimés en tenant compte de la taille des populations cibles, de la durée probable de la pandémie et des conditions d’usage des masques (notamment, la durée moyenne du port d’un masque).

Une légère évolution s’est d’abord produite dans la doctrine d’emploi des masques, suite à l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) du 1er Juillet 2011.

Évoquant l’efficacité préventive, à la fois des masques chirurgicaux et des masques de type FFP2, «dans le contexte d’un risque élevé tel que le SRAS», cet avis a préconisé que le masque FFP2 soit mis à disposition des professionnels de santé exposés à l’occasion d’un acte impliquant un contact direct avec un cas suspect ou confirmé ou à l’entrée dans une pièce où se trouve un cas suspect ou confirmé, quel que soit le mode ou le lieu d’exercice...

Dans les suites de la pandémie grippale due au virus H1N1 et afin d’en tirer les leçons, la révision du plan stratégique « pandémie grippale » a aussi conduit à élaborer une nouvelle stratégie concernant les plans de stockage des produits liés au domaine de la santé. Fondée notamment sur l’avis du HCSP du 1er juillet 2011, cette nouvelle stratégie a aussi concerné les masques.

Dans le cadre de cette stratégie, portée par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, en lien avec les ministères concernés, plusieurs inflexions ont été apportées à partir de 2013. Elles ont été analysées dans un rapport de la Commission des finances du Sénat de 2015.

Une inflexion importante, s’agissant des masques, était que « le stock national de masques géré par l’EPRUS (établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences sanitaires) concernerait uniquement les masques de protection chirurgicaux tandis que la constitution de stocks de masques de protection des personnels de santé (notamment les masques FFP2 pour certains actes à risque) était désormais à la charge des employeurs."

On peut supposer qu’une instruction (circulaire interministérielle ?) a indiqué aux professionnels de santé libéraux, aux chefs des établissements de santé et aux responsables des établissements du secteur médico-social qu’il leur incombait de se doter de stocks de masques FFP2 pour la protection des professionnels susceptibles d’être exposés.

L’acquisition des masques FFP2 relevant désormais de ces employeurs (établissements de santé, établissements médico-sociaux, professionnels de santé libéraux), il faut s’interroger sur le fait de savoir si, en tous lieux professionnels du secteur de la santé, les acquisitions nécessaires en vue de la préparation à une pandémie ont été faites de façon suffisantes et renouvelées… 

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE
16 rue Bonaparte -75272 Paris cedex 06





Position constante de la CGT 
du Centre d'Action Sociale 
de la Ville de Paris






Pour la CGT, face à un virus très dangereux dont on ne connaît rien, sinon qu'il est très contagieux avec un taux d'attaque dans la population extrêmement élevé, le principe de précaution doit prévaloir et la protection des agents doit être renforcée au maximum.

➤ Seuls les masques FFP2 protègent au mieux les agents du Covid-19 en contact avec les résidents ou les collègues infectés ou susceptibles de l’être.
Nous demandons que les soignants en Ehpad utilisent les FFP2 dans tous les cas, que les agents du service d'aide à domicile puissent en avoir à leur disposition.

➤ Dans le cadre d'une réunion téléphonique avec la direction du CASVP, le vendredi 3 avril 2020, la CGT demandait l’état précis des stocks par établissement à cette date et le protocole mis en place pour disposer de ces masques.
  • Combien de masques FFP2 disponibles par agent et par jour ? 
  • Selon quelles modalités de calcul est effectuée la répartition ? 
  • De nouvelles commandes d'FFP2 sont-elles en cours ? 
  • Quand vont-elles arriver ? 
  • Combien de masques prévus par Ehpad ? 
  • Au SAAD ?
Sur la question de l'utilisation des masques FFP2, la direction se contente de nous dire qu'ils sont réservés aux gestes médicaux invasifs...

Sur le nombre de masques disponibles, elle nous dit qu'elle dispose de stocks jusqu'à la fin mai 2020, mais ne nous dit pas combien de masques sont disponibles par agent et par jour.

Sur la pénurie de surblouses, la direction nous déclare que son stock est épuisé, que des commandes sont en cours, mais qu’elle a des difficultés à sa réapprovisionner.

Sur le renforcement des effectifs en Ehpad , la direction nous indique que 200 agents de la Ville de Paris vont être redéployés dès la semaine prochaine.

➤ Sur le dépistage, nous n'avons pas eu de réponse de la direction du CASVP le 3 avril 2020 à 16h, alors qu'une Ehpad du CASVP au moins est en grande difficulté.

Que fait l'ARS ? Aucune communications aux agents

Pour la CGT, garantir la santé des personnels par un dépistage quand il y a un doute c’est assurer la continuité du service, notamment en EHPAD et en SPASAD où la mesure d’un mètre ne peut pas être respectée entre les soignants et les personnes âgées !

Dès la suspicion d’un cas de coronavirus (résident, usager, personnel), le test devrait être systématisé.

En EHPAD, avant que les soignants ne soient submergés, il est vital de tester tous les agents et tous les résidents.  

La CGT enfin entendue ? Il est temps !

Dans son communiqué du 3 avril 2020 à 15h, la maire de Paris annonce qu'elle a demandé qu'une première série de tests soit réalisée dans l'Ephad Annie Girardot (13ème) et l’Ehpad Jardin des Plantes (5ème), que ce soit pour les personnels soignants ou les résidents, afin de parvenir, avec l'ARS et les autorités sanitaires, à une stratégie de dépistage généralisé dans tous les Ephad parisiens qui sera mis en œuvre prochainement.


La CGT salue le dévouement des agents du CASVP qui attachés à leurs missions au service des citoyens poursuivent le travail dans des conditions extrêmes. La crise montre à quel point leur travail est nécessaire. Néanmoins, les agents doivent être mobilisés uniquement pour les besoins essentiels.

La CGT apporte son soutien à celles et ceux qui, par l’action collective, luttent pour défendre leurs droits à la santé et à la sécurité qui à ce jour ne sont pas respectés comme il se doit.

Le gouvernement et le Centre d’Action Sociale doivent tout faire pour fournir, sans délai, les équipements de protection indispensables à celles et ceux qui travaillent.

L'ARS saisie par la CGT le 25 mars 2020 (suivre ce lien) en ce qui concerne les tests et les masques FFP2 ne répond pas.

Pour les agents qui travaillent sur les plateformes des CASVP d'arrondissement, nous demandons la sécurisation des accueils par des plexiglas (demande formulée par la CGT au CHSCT du 5 mars 2020) et le port d'un masque chirurgical pour tous.

Nous n'avons pas à accepter l'adaptation des consignes à la pénurie de matériels. L'ensemble des agents doit bénéficier de moyens de protection adéquats et efficaces.

En ce qui concerne le cadre de reconnaissance du Covid-19 
au Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris
 (accident du travail ou maladie professionnelle ?)

La CGT a saisi la directrice générale, le 1er avril 2020 (lien)

La direction du CASVP nous déclare qu'elle se rangera à ce sujet derrière les instructions de la Ville de Paris qui ne s'est pas positionnée à ce jour.

Le 3 avril 2020 l'académie de médecine donnait sont avis :

4 les professionnels de santé et les personnels travaillant pour le fonctionnement indispensable du pays (alimentation, transports en commun, sécurité…), qui ont été exposés et ont subi des conséquences graves du fait de Covid-19, soient pris en charge au titre des maladies professionnelles dues à des virus, en analogie avec différents tableaux de maladies professionnelles liées à des agents infectieux (tableaux 80, 76, 56 ou 45). Dans l’attente de la parution de ce tableau de maladie professionnelle, l’Académie nationale de médecine recommande que les cas de maladie liée à une contamination professionnelle puissent être déclarés comme affection imputable au service pour les agents de l’État et des collectivités, en accident du travail pour les autres.

La CGT conseille à tous les agents en arrêt pour contamination par le Covid-19 ou une suspicion de contamination de faire une déclaration d'accident de service.

Mode d'emploi 
de déclaration d'accident de service

Notez immédiatement avec le maximum de précision les circonstances de la contamination.

Recueillez des témoignages écrits. N’oubliez pas que, s’il existe une présomption d’imputabilité des accidents de service, l’administration peut toujours la mettre en cause en recherchant l’existence d’une faute ou de circonstances qui le rendrait détachable du service.

Pensez à noter les coordonnées des témoins (collègues qui vous ont vu en bonne santé, puis ensuite malade).

Ne minimisez pas la gravité de la contamination ou de la suspicion. En apparence bénigne, elle  peut avoir des conséquences graves plus tard. N’oubliez pas que vous ne pourrez pas faire la déclaration facilement ultérieurement.

Mieux vaut déclarer une contamination qui se révélera sans suite que le contraire.

Faites établir des certificats médicaux.

Adresser la demande à votre direction d'établissement et le double par mail à :


Modèle type de déclaration simplifiée d'accident de service (à adapter)

Le xx/xx/2020, j'ai eu une forte fièvre, de la toux, une gêne respiratoire... Ces derniers jours, ces dernières semaines, j'ai côtoyè des collègues, des résidents, des usagers qui présentaient des symptômes en ce sens. J'ai été infecté sur mon lieu de travail. Vous trouverez ci-joint mon arrêt de travail. Je vous demande d'enregistrer mon arrêt comme accident de service.

Ne pas hésiter à le préciser si les mesures de protection n'étaient pas en place ainsi que le manque de moyens et de prévention (pas de masques, pas de gel, pas de surblouses, pas de protections, pas de nettoyage strict et répété des locaux...) 

Vous avez des difficultés à faire votre déclaration, vous avez des interrogations, vous voulez témoigner de vos conditions de travail, vous constatez des dysfonctionnements, contactez la CGT en utilisant l'alerte CGT (lien).
Les informations transmises à la CGT resteront confidentielles, aucune communication de vos coordonnées ne sera effectuée. Nous donnerons suite le plus rapidement possible dans la mesure de nos possibilités.

Ne pas hésiter non plus à renseigner le registre hygiène et sécurité qui doit être disponible à l'accueil de l'établissement.

mercredi 1 avril 2020

📢 CHSCT du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris - Communication aux agents


Le CHSCT (comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail)

Entre crainte de tomber malade et obligation de continuer à travailler, les agents du CASVP sont confrontés à une situation inédite et compliquée. Ils sont nombreux à se demander de quels droits ils disposent pour imposer à la direction du CASVP la protection nécessaire pour travailler en toute sécurité, et comment les faire respecter.

Dans cette crise sanitaire sans précédent, une chose est sûre : les missions du CHSCT sont apparues essentielles et indispensables. C'est bien par l’action et l’investissement des représentants du personnel que le CHSCT contribue à l’amélioration des conditions de travail et à la prévention des risques professionnels.
  • Parce que nous n’avons qu’une vie,
  • Parce que nous passons beaucoup de temps au travail,
  • Parce qu’il n’est jamais normal d’être usé, abimé, blessé par le travail,
  • Parce qu’au travail, le risque zéro n’existe pas,

La santé au travail ne doit jamais se négocier.

Les représentants du personnel ont tiré très vite la sonnette d'alarme pour les salariés du CASVP et exigés l’application de mesures capables de nous protéger davantage.

- Le 25 février 2020, la CGT exigeait la tenue d'un CHSCT extraordinaire sur le Covid-19. Il ne s'est tenu que le 5 mars 2020.
- La CGT demandait de limiter au maximum l'exposition des agents et donc celle de leurs familles face à une crise sanitaire sans précédent.
- La CGT exigeait du matériel et des mesures de protection.

Au CHSCT du 5 mars, nous avons surtout entendu le CASVP par la voix du médecin présent, proposer l'adaptation des consignes à la pénurie de gels hydroalcooliques, de masques, de gants... plutôt qu’à une réelle volonté de protéger.

Bien évidemment, le positionnement des représentants du personnel qui ont dénoncé les manquements à notre santé et à notre sécurité n'a pas plu...Bien évidemment quand nous secouons les décideurs pour que toutes les mesures de protection soient prises, ça ne plaît pas. Mais les élus CHSCT sont les représentants du personnel et ils ont le devoir de tout dire parce que les risques ne s'arrêtent pas à la porte de l'établissement et concernent toute la population.

Le port généralisé du masque comme la détection de masse sont aujourd'hui une nécessité (ça n'était pas les préconisations du CASVP au CHSCT du 5 mars).

Après le 5 mars, le CASVP répond aux élus du CHSCT en conférence téléphonique

En difficulté lors des conférences téléphoniques quotidiennes initiées dans le cadre du CHSCT, la direction générale du CASVP a pris comme prétexte un tract de Force Ouvrière pour interrompre ces échanges avec les organisations syndicales.

En ce qui concerne la CGT, nous n'avons pas trouvé dans les tracts diffusés par FO, l'essence du reproche de la directrice générale "la remise en cause de la qualité du travail fait par nos collègues de terrain et la dévalorisation de tous les agents du CASVP"...

Alors que jeudi 26 mars, le droit d'alerte exercé par la CGT le 19 mars devait être examiné dans le cadre de la conférence téléphonique, celle-ci est brutalement annulée par la directrice générale .

A ce jour, en pleine crise sanitaire, la directrice générale n'a pas réactivé le CHSCT par conférence...

Beaucoup de questions, d'interrogations restent sans réponse. La CGT devra t-elle activer le préavis de grève déposé par la CGT Fonction publique sur tout le mois d'avril afin de pouvoir le cas échéant protéger les agents des abus de l’administration mais aussi pour dénoncer les choix du gouvernement qui font que ce sont les masques de protection, gels hydroalcooliques et tests médicaux qui manquent alors que jamais les armes de guerre militaire ou anti-manifestants (LBD, gaz...) ne sont en rupture de stock.

Le ministre Dussopt a qualifié ce préavis de grève de la CGT d'inopportun.
Nous pouvons qualifier la décision de Mme Pouyol d'inopportune.

N'oublions pas

La mission première du CHSCT, c'est la prévention, c'est l'anticipation sur les événements, la construction d'un point de vue critique sur l'environnement de travail, c'est éviter les atteintes à la santé physique et mentale des agents, c'est la santé humaine au centre de la finalité sociale. C'est de diminuer le risque du Covid-19 pour les salariés qui y font face.


vendredi 20 mars 2020

★ Coronavirus - Dépister pourrait sauver des vies ! La CGT du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris exige le dépistage de l’ensemble des personnels ayant été en contact direct avec une personne malade susceptible d’être contaminée ★

Le directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a appelé lundi 16 mars 2020 tous les pays dans le monde à intensifier les tests de dépistage de coronavirus comme meilleur moyen de ralentir la progression de la pandémie de COVID-19.


"Vous ne pouvez pas combattre un incendie les yeux bandés. Testez, testez, testez", a-t-il souligné lors d'un point de presse à Genève, précisant qu'il fallait "tester chaque cas suspect de COVID-19".

L’OMS s’appuie sur l’efficacité de la campagne de dépistage massif effectuée en Corée du Sud qui a permis de circonscrire l’épidémie évitant le scénario italien. En France, le nombre de tests reste très faible.

Les tests de dépistage du virus doivent être réalisés en masse et non pas au compte-goutte afin de pouvoir réagir comme il convient. Les masques protecteurs dont les soignants et les agents en contact avec le public ne disposent toujours pas doivent être produits rapidement et massivement.

La crise sanitaire actuelle survient après des années d’attaques contre les services publics, contre les moyens de la santé publique, contre les Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), contre les statuts de la fonction publique... et après un an de grève dans les services hospitaliers. Elle révèle la situation critique dans laquelle se trouvent les services publics français.

Garantir la santé des personnels par un dépistage 
quand il y a un doute c’est assurer la continuité du service 

► Dans les services sociaux et administratifs en contact avec le public ;
► En EHPAD et en SPASAD, la mesure d’un mètre ne peut pas être respectée entre les soignants et les personnes âgées ! Ils sont particulièrement exposés.

Dès la suspicion d’un cas de coronavirus (résident, usager, personnel), 
le test doit être systématisé. 

En EHPAD, avant que les soignants ne soient submergés, il est vital de tester tous les agents et tous les résidents. 

La CGT salue le dévouement et, dans bien des cas, l’héroïsme des agents du CASVP qui attachés à leurs missions au service des citoyens poursuivent le travail dans des conditions extrêmes. La crise montre à quel point leur travail est nécessaire. Néanmoins, les agents doivent être mobilisés uniquement pour les besoins essentiels.

La CGT apporte son soutien à celles et ceux qui, par l’action collective, luttent pour défendre leurs droits à la santé et à la sécurité qui à ce jour ne sont pas respectés comme il se doit.

Le gouvernement et le Centre d’Action Sociale doivent tout faire pour fournir, sans délai, les équipements de protection indispensables à celles et ceux qui travaillent.

La CGT du CASVP saisit l'ARS
Voir la lettre ouverte de la CGT Fonction publique aux ministres...
Faute de dépistage à ce jour, faites ce test...

jeudi 19 mars 2020

★ 19 mars 2020 - Covid -19 : LA CGT du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris exerce de nouveau son droit d’alerte ★


Mme Florence POUYOL
Directrice générale
Présidente du CHSCT

Coronavirus – Covid-19 :
La CGT CASVP exerce de nouveau son droit d’alerte

 


Madame la directrice,

Suite au discours du président de la république lundi 16 mars 2020, le gouvernement vient de décider des mesures de confinement strict pour lutter contre l’épidémie de COVID-19. La stratégie nationale est d’endiguer à tout prix la propagation du virus, car les hôpitaux sont submergés par l’évolution exponentielle du nombre de cas avérés chaque jour.

L’absence de politique de dépistage préventif comme en Corée, à Singapour, ou plus proche de nous en Allemagne, conduit les autorités à sous-estimer le nombre de cas réel, avec un facteur 10, 20 ou 30 selon les méthodes d’estimation.

Les agents du Centre d’Action Sociale sont particulièrement exposés à ce virus, du fait de leur travail en contact permanent avec un public lui-même particulièrement exposé et fragile.

Nous constatons une seconde fois, qu'au-delà des effets d'annonce et des plans de continuité de l’activité sur papier glacé, les réponses apportées à cette épidémie sont insuffisantes pour éviter la propagation du virus, voire ineptes et favorisant cette propagation.

La CGT vous interpelle sur les mesures aggravantes que constituent les regroupements de section et de service, a fortiori en l’absence des moyens de protection exigés quotidiennement, et sans qu’un suivi précis de la santé des agents exposés soit assuré.

La CGT CASVP et ses mandatés au CHSCT réaffirme son exigence d'avoir une transparence complète de l'évolution de la situation épidémiologique au sein du Centre d’Action Sociale. Pour permettre une prise en charge des agents exposés et faciliter leur suivi médical, ainsi que pour jauger la pertinence des mesures organisationnelles en temps réel, nous exigeons que le CHSCT soit avisé lorsque l'un d'entre eux présente les symptômes.

Aujourd’hui les remontées nous viennent du terrain, et la direction pratique la politique de l’autruche.

C’est pourquoi, conformément à l’article L4131-2 du code du travail, les mandatés de la CGT CASVP au CHSCT exercent leur droit d’alerte concernant le risque lié au virus COVID-19 dans les établissements du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris.

La CGT CASVP et ses membres du CHSCT exigent :
  1. Qu’une enquête conjointe soit ouverte immédiatement selon les dispositions de L4132-2 ;
  2. Que tous les sites faisant l’objet de regroupement, en particulier ceux de la SDIS soient fermés administrativement en attendant les résultats de l’enquête conjointe ;
  3. Que la réouverture des sites soit conditionnée par des conditions strictes :
    • Mise en place d’un suivi médical quotidien et précis par un service de médecine compétent et disponible, incluant une politique de dépistage ambitieuse pour les agents exposés (EHPAD en particulier) ;
    • Fermeture au public à l’exception des urgences filtrées par une permanence téléphonique ;
    • Fourniture sur les lieux de travail des moyens immédiats de protection individuelle (vitres de protection, masques, solution hydroalcoolique, gants, lingettes, etc) ;
    • Toute autre mesure définie conjointement au cours de l’enquête, en prenant en compte les suggestions des agents de terrain autant que faire se peut.
Nous invitons l'ensemble des agents du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris à se saisir de ce droit d'alerte en exerçant leur droit de retrait dès lors qu'ils estiment être en situation de danger grave et imminent lié au COVID-19, et donc à fortiori tant que la direction n'a pas répondu favorablement à nos demandes.

Recevez, madame, nos salutations syndicalistes les plus inquiètes.

Delly Delyon,
représentante du personnel mandatée par la CGT
au CHSCT du CASVP

Le droit de retrait au CASVP...
19/03/2020

mardi 17 mars 2020

★ 17 mars 2020 - 16h - Conférence téléphonique direction du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris / CHSCT ★

Lors de cette conférence la CGT a réaffirmé comme elle l’a fait hier que nous sommes dans une situation sanitaire gravissime sans précédent, en état de guerre contre le virus. 



Un seul mot d’ordre qui fuse de toute part du corps médical, de l’est de la France, des italiens : rester chez soi parce qu’il faut réduire au strict minimum les déplacements parce qu’à ce stade toutes les mesures doivent avoir un seul objectif : limiter la propagation de l'épidémie de Covid-19 pour éviter l'engorgement des hôpitaux. Ça n’est pas la CGT qui l’affirme, c’est le corps médical.

A 12h, ce 17 mars, le ministre de l’intérieur a décréter le confinement.

Actuellement, la notion de service public, c'est de rester chez soi quand on est pas indispensable afin de ne pas encombrer les transports en commun pour les faciliter à ceux qui doivent venir travailler (soignants...).

Pour la CGT, il faut fermer les CASVP d’arrondissement, les PSA, les services centraux, tous les services non essentiels, mais aussi fermer au public les restos solidaires.

Il est impossible pour les agents de gérer les incivilités si nous sommes partiellement ouverts, ça n’est pas raisonnable. Il faut mettre en place un numéro à appeler pour les urgences sociales.

La direction générale du CASVP a fait évoluer sa position depuis hier 

A compter du jeudi 19 mars :

► Les CASVP d’arrondissement devraient être regroupés sur 6 sites.
Les agents seraient tenus d’être présents sur site à tour de rôle 1 jour sur 5 (le volontariat sera privilégié).
Les 4 autres jours seraient télétravaillés ou pas (télétravail est un grand mot). Sur ces 4 jours, les agents seront en autorisation spéciale d’absence et payés.
Des consignes précises seront données dès demain par la direction pour l’organisation du travail.
La CGT demande que ces consignes soient transmises aux organisations syndicales dès demain.

► Pour les services sociaux polyvalents et les PSA, les mêmes dispositions devraient être prises.

► Pour les restaurants solidaires, les repas ne seront plus pris sur place mais seront à retirer et à emporter.

Du gel sera à la disposition des agents…
Des masques seront confiés aux responsables de site qui seront chargés de les distribuer si besoin
Des serviettes seront remplacées trois fois par jour dans les toilettes des établissements.
Des sur-blouse sont demandées pour les agents des EHPAD.

Pour le justificatif de déplacement professionnel

Téléchargeable sur le site de la CGT, ici…

Aucune nécessité selon la DG qu’il soit signé par l’employeur, il faut présenter la carte professionnelle en parallèle.

Pour les agents qui pensent être contaminés ou ont des symptômes grippaux 

Inutile d’appeler la médecine du travail du CASVP, il n’y a plus d’interlocuteur à ce jour.

Le CMIE qui en assure la délégation de service est incapable de donner suite à la demande des agents.

Les agents qui pensent être malade (fièvre, toux…) doivent rentrer chez eux et appeler leur médecin traitant qui leur délivre une attestation.

Si aucun médecin n’a pu être joint, l’agent adresse une attestation sur l’honneur précisant qu’il est chez lui et qu’il présente des symptômes.

Il adresse cette attestation par mail à 

Il sera mis en autorisation spéciale d’absence.

Demain, la CGT rencontrera à nouveau la direction générale à 16h en conférence téléphonique

Vous pouvez poser toutes vos questions par mail
ou utiliser l’alerte CGT, c’est ici...

mardi 3 mars 2020

★ Coronavirus : la CGT du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris exerce son droit d’alerte ★

Paris, le 3 mars 2020
Madame Vanessa Benoit
Diretrice générale adjointe
du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris

Le coronavirus ou COVID-19, a fait son apparition sur le territoire.

Les agents du Centre d’Action Sociale sont particulièrement exposés à ce virus, du fait de leur travail en contact permanent avec un public international.

L'apparition récente du virus dans le bassin parisien vient renforcer les craintes des agents concernant la propagation de ce virus.

Nous ne souhaitons pas participer à la psychose générale organisée par le gouvernement pour tenter de détourner l'attention de son projet de réforme des retraites.

Toutefois nous constatons qu'au-delà des effets d'annonce, les réponses apportées à cette épidémie sont en dessous du strict nécessaire pour éviter la propagation du virus.

C'est pourquoi la CGT CASVP et ses mandatés au CHSCT exigent d'avoir une transparence complète de l'évolution de la situation épidémiologique au sein du Centre d’Action Sociale.

Pour permettre une prise en charge complète des agents exposés et faciliter leur suivi médical, nous souhaitons être avisés lorsque l'un d'entre eux présente les symptômes.

La CGT CASVP et ses membres du CHSCT exigent que l'ensemble des agents puisse disposer sur les lieux de travail des moyens immédiats de protection individuelle (masques, solution hydroalcoolique, gants, lingettes, etc).

C’est pourquoi, conformément à l’article L4132-2 du code du travail, les mandatés de la CGT CASVP au CHSCT exercent leur droit d’alerte concernant le risque lié au virus COVID-19 dans les établissements du Centre d’Action Sociale dela Ville de Paris.

Ce droit d’alerte couvre l’ensemble des agents du CASVP.

Nous invitons l'ensemble des agents du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris à se saisir de ce droit d'alerte en exerçant leur droit de retrait dès lors qu'ils estiment être en situation de danger grave et imminent lié au COVID-19, et donc à fortiori tant que la direction n'a pas répondu favorablement à nos demandes.

Recevez, madame, nos salutations.





★ Les CASVP d’arrondissement sont bitcoin débordés ! ★

Dans un contexte d’après bitcoin  crise, les agents des CASVP d’arrondissement sont débordés. La reprise s’avère ardue puisqu’ils doivent re...